SEJOURS 2016

Les séjours de l'année 2016 sont disponibles !

Cette année, je vous attends sur 11 séjours et 9 destinations ornithologiques, depuis le Massif Central forézien jusqu'à la lointaine Géorgie, ce sont plus de 250 espèces d'oiseaux qui peuvent être observés tout au long de l'année !

Il est possible de consulter la liste de ce qui a été vu durant les séjours 2015 pour vous faire une idée !

Tous les séjours sont disponibles auprès De l'agence de voyage Escursia, le détail des séjours est téléchargeable ci-contre

mardi 9 juin 2009

Mes sorties de l'été

Cet été, je vous propose huit journées à la rencontre de huit coins de nature du Massif Central ou des Alpes, partir sur le terrain et découvrir les merveilles de la flore et la faune française, des excursions dans des coins connus ou pas, des journées où tous les sens sont en éveil, au contact d'une nature sauvage et intacte...

toutes les excursions: ici


(raiponce orbiculaire)

Départs devant la Maison de la Nature, avenue de la Richelandière à St-Etienne, déplacements par covoiturage, retours en soirée.

Les excursions comprennent de courtes marches, pouvant inclure de faibles dénivelés, mais ne constitue pas des randonnées à la journée. Nous irons à la découverte du patrimoine naturel des régions visitées, faune, flore, géologie...

Tarif: 30 euros par personne,
plus prévoir éventuellement restaurant à midi ou pique nique tiré du sac (voir descriptif de chaque sortie ).

matériel demandé: jumelles, guides d'identification, chaussures de marche, vêtement de pluie...



Le descriptif de toutes les excursions en suivant ce lien

Renseignements et inscriptions: Jean Baptiste Martineau au 04 77 50 86 56 ou au 06 63 02 35 04, jb.martineau@free.fr

(inscription obligatoire)

lundi 8 juin 2009

Mes sorties de l'été (2)

voici le détail des excursions que je propose pour cet été, contactez moi pour plus d'infos...


La Chartreuse, une forteresse verte couronnée de blanches falaises

12 juillet
Rendez-vous à 7 h30 devant la maison de la nature à Saint Etienne.

Aigle royal, Tétras Lyre, Faucon pèlerin... quelques une du cortège des espèces montagnardes faclement observables en Chartreuse... Nous partons pour une journée en Montagne, autour du Charmant Som, dans la forêt d'altitude de la Ruchère, du coté des gorges de l'Echaillon, ou dans le Cirque de Ste Même, dans le paysage unique de la Chartreuse: dentelles de calcaires, vallées profondes et grandes forêts...

prévoir pique nique tirée du sac



Des rapaces et des Eoliennes

14 juillet
Rendez-vous à 7h30 devant la maison de la nature à Saint Etienne.


Lavoute-Chilhac sur les rives de l'Allier est un remarquable village construit sur une boucle de l'Allier... Point de départ de nombreuses excursions ornithologiques dans cette région connue pour ses rapaces, nous irons à la rencontre du Circaête, ou avec un peu de chance du rare Aigle botté.
Puis sur le plateau de la Margeride, nous montons découvrir la plus grande ferme d'éoliennes de France: comment les rapaces composent ils avec ces imposantes hélices, comment celles ci s'intègrent elles dans le paysage, et comment la commune d'ALly est passée du moulin à vent à l'éolienne électrique...

repas à l'Auberge Paysanne (Ally), environ 18 euros




Les sources de la Loire, au pays des fleurs et des volcans...


19 juillet
Rendez-vous à 7h30 devant la maison de la nature à Saint Etienne.

Une journée dans le massif du Mezenc, à la recherche des raretés locales: Merles de roche, Cassenoix mouchetés, sans oublier les marmottes... A travers ce sommet du Massif Central, nous irons à la découverte des fleurs encore nombreuses en ce début d'été, des sommets dénudés du Mezenc, en passant par le cirque des Boutières ou les étendues humides des Narces de Chaudeyrolles...
Une journée dans les grands espaces, sous le regard des milans royaux... au grand air...

Repas à l'Auberge de Chaudeyrolle, environ 20 euros par personne


Une journée dans les Hautes Chaumes

22 juillet
Rendez-vous à 8h00 devant la maison de la nature à Saint Etienne.

Une journée dans les Hautes chaumes à la recherche de la fraîcheur de l'altitude... Avec, en avant goût de ce que nous observerons: mares pleines de vie, oiseaux « de montagne » (tarier des prés, peut être merle à plastron...), tourbières à drosera...

Repas à la Jasserie de Garnier, environ 20 euros par personne


Les Grands Arbres et les tourbières

23 juillet
Rendez-vous à 8h00 devant la maison de la nature à Saint Etienne.

Une journée dans la vaste foret qui va de Montarcher à Gumières. Nous commencerons la journée par la visite de Montarcher et son point de vue unique sur trois départements, puis, à travers la vieille hêtraie sapinaie, nous irons à la recherche des anciennes tourbières, des vieux sous bois, domaines de la rare Gelinotte des bois et du Pic noir.

prévoir pique nique tiré du sac


A travers les Gorges de la Loire

26 juillet Rendez-vous à 8h00 devant la maison de la nature à Saint Etienne.

Une balade à de place en place a travers les gorges de la Loire pour découvrir différentes facettes des milieux naturels de ce site... depuis le barrage de Grangeant jusqu'à Aurec sur Loire, nous partons découvrir les paysages, le patrimoine, la faune et la Flore des Gorges...

prévoir pique nique tiré du sac


Le Pays coupé des monts du Forez

19 août
Rendez-vous à 8h00 devant la maison de la nature à Saint Etienne.


Petites vallées encaissées ou se cache le bruant fou, plateaux venteux domaine du busard, landes à circaête et cotes chaudes qui accueillent la huppe, nous passons la journée à explorer les coins et les recoins des alentours de Périgneux au reliefs torturés.

Lors de cette balade, nous partons à la recontre des oiseaux, mais aussi des plantes comestibles et des fleurs sauvages des piémonts du Forez...

repas au Restaurant « La curieuse » à Aboën, environ 20 euros par personne )


L'Allier sauvage, sentiers oubliés dans les gorges sinueuses

21 aout Rendez-vous à 7h30 devant la maison de la nature à Saint Etienne.

Nos partons à la découverte du jeune Allier, en Amont de Brioude vers Prades, Langeac, au pays des orgues de basalte, aux portes de la Margeride et ses rochers en Boule... Villages de pierre et vieilles chapelles, milans et cincles, rochers à faucons, et imposantes falaises, sans oublier les Narces de la Sauvetat, remarquables milieux humides d'altitude à proximité ou nous ne manquerons pas de nous arrêter...

prévoir pique nique tiré du sac

mercredi 20 mai 2009

Séjour en Camargue

Du 25 au 30 août 2009, je vous propose une virée dans une des plus belle zone humide de France...

Haut lieu de l’ornithologie, pays des Flamants roses, de l’Echasse blanche, des hérons… De sansouire en marais salant, à travers les roselières et les bois de Tamaris, la LPO Loire propose un voyage camarguais à la rencontre des oiseaux méditerranéens.

Au programme, une foule d’espèces, échassiers et limicoles tout particulièrement en cette période de migration, mais aussi la possibilité de rencontres plus rares comme la Sterne Caspienne ou l’Hirondelle rousseline. Nous irons visiter les plus haut lieux du delta, depuis la Crau jusqu’à la Digue à la mer, en passant par la réserve du marais du Vigueirat ou l’étang de Scamandre qui abrite la plus grande colonie d’ardéidés française (plus de 1 000 couples !) .

Séjour de 6 jours 5 nuit, ouvert à tous, débutants ou confirmés, pour permettre de faire les plus belles observations et mieux connaître ce pays ou la terre et l’eau se mêlent étroitement, à une période où la Camargue joue un rôle essentiel de halte migratoire. Pension complète au refuge de Salin de Badon au coeur de la Camargue, dans un environnement peuplé de flamants et de rainettes, avec accès direct aux observatoires du Fournelet...


Tarif: 280,00 € (tout compris sauf le transport qui s’effectuera en co-voiturage)

Renseignement-réservation: Bernard Jamet 04 77 22 34 59

mercredi 6 mai 2009

Chanteurs sous la pluie




(Séjour LPO De collines en Méandres, du 25 et 26 avril)

De collines en méandres, le roannais offre une palette de paysages doux et verdoyants, agrémenté de la symphonie printanière de la gent ailée qui...

Trève de clichés: il pleuvait.

Le paysage roannais, sous une bruine fine d'abord, puis des longues écharpes de brumes, peu à peu remplacées par les lourdes gouttes d'averses brutales, annonciatrices enfin de ces hallebardes qui feraient renoncer le plus imperméable des naturalistes !

Il en fallait du courage pour oser affronter la pluie, et ce ne sont pas les ornithos les plus courageux ! Mais bien ce serin cini qui s'égosille sous la pluie, ou encore ce bruant zizi, qui s'égosille sous la pluie pour la plus grande joie des observateurs...

A noter, en cette fin d'avril pluvieuse, les milans noirs trempés, aux ailes lourdes leur donnant de faux airs de vautours, les hérons gardeboeufs indifférents aux éléments mais captivés par les insectes dérangé par le passage des ruminants, le pic mar, qui s'égosille, invisible dans sa canopée, le retour des premières tourterelles des bois, les gros-becs cassenoyeaux toujours discrets, mêmes lors de leurs courses poursuites, les centaines de martinets noirs en pleine migration, et le discret raclement de la chevêche d'Athéna...

vendredi 1 mai 2009

Escapade en Bugey



Du 3 au 5 juillet 2009: Escapade en Bugey


Avec la LPO loire, je part pour une randonnée naturalistes sur les traces du lynx, du loup et des
oiseaux de moyenne montagne. A partir du plateau de Retord, dernier bastion méridional du Jura, nous partons à l'exploration d'un vaste espace de prairie et de forêt, préservé de l’activité humaine, refuge pour des milliers d'orchidées, et hanté par le lynx...

Le Bugey, montagne calcaire encore peu fréquenté malgré proximité de Lyon, entre le lac du Bourget et la Plaine de l'Ain, présente une faune et surtout une flore d'une richesse étonnante, quelques aspects presque méridionaux cotoyant de profondes forêts jurassiennes, ou se nichent de magnifiques cascades...

Trois jours durant, sous la houlette de Bernard, un enfant du cru, nous partons à la découverte de ce patrimoine naturel. Randonnée certe, mais avant tout observation, contemplation et découverte, pour à deux pas du Forez, changer de point de vue...

Hébergement au refuge de la ferme de Retord.
Renseignement-réservation: jb.martineau@free.Fr

lundi 13 avril 2009

la tête en l'air et les pieds au froid


Oui, bien sur, je tarde un peu pour parler de l'opération tête en l'Air. Tête en l'Air c'est un week end consacré à la migration des oiseaux... C'était les 28 et 29 mars dernier, au hameau de Tortorel, col de Pichillon, Loire.

Pichillon, Tortorel, des noms qui ne portent certes pas la promesse de grands espaces et d'alpages infinis comme le célèbre Col d'Orgambideska, et il faut bien reconnaître que le passage est tout de même moins spectaculaire que dans ce haut lieu de la migration... Mais enfin, j'y fait régulièrement de belles observations, balbuzards, aigle botté, milans, bondrées parfois en grand nombre... Des oiseaux en migration active qui, pour ne rien gacher, passent souvent tout près !

Seulement voilà, observer les oiseaux en migration, ça veut dire attendre... parfois en vain... parfois dans des conditions un peu limites ! Ce week end de mars, les conditions étaient plus que limites ! Pluie, neige, froid glacial, vents violents, brouillard épais et givrant, il fallait avoir la foi aussi solide que le parka pour tenir le coup ! Une pooignée d'observateurs fou avaient fait le déplacement... découverte du site, compliments sur la majestueuse beauté du Forez sous les nuées, et jurons arrachés par le froid mordant...

Surtout que les oiseaux, pas fous, sont restés biens planqués...

Mais enfin, à la faveur d'une éclaircie venteuse le dimanche après midi, il a été possible d'observer quelques milans, noirs et royaux, souvent de près, un busard des roseaux, une poignée de grives et quelques hirondelles... l'ornitho c'est parfois un peu ingrat !

lundi 23 mars 2009

Bise sans pesticides




La semaine sans pesticide commence ce week-end. L'occasion rêvée d'une visite à la ferme Coquard à Saint-Nizier-de-Fornas.
Exploitation laitière bio, maréchage bio, le couple de fermiers vivent une autre agriculture, et aiment à la faire partager, aujourd'hui à une vingtaine de personnes.
Tout de suite on est frappé par l'ambiance... bouffées de nostalgies parmi les visiteurs: « Ca sent bon le foin »... «Ca me rappelle la ferme de quand j'étais petit... »... « Ca fait longtemps que je n'avais pas vu ça... » Eh oui... une ferme « traditionnelle », les vaches à l'étable, des poules qui grattent dans la paille, un chat paresseux... « De toute façon, c'est des ambiances qui n'existent plus dans une exploitation agricole mono-activité » rappelle Mr Coquard.
Les modernes stabulations n'ont plus rien à voir avec les fermes d'antan... Pourtant nous ne sommes pas ici dans une sorte d'éco-musée !! L'établissement est moderne, performant, fait vivre une famille, preuve que le modèle économique dominant n'est pas la seule voie...
« L'agriculture bio préserve la biodiversité » entend on ici et la... L'objectif de la visite est de vérifier tout cela sur le terrain...
...Et la les choses se gâtent... Une bise glacée s'oppose à tous nos projets... les insectes sont retournés sous terre, les oiseaux se cachent, pas de chants, même les rapaces hésitent à affronter le vent violent !
Mais la biodiversité sur le domaine de la ferme est bien la !
Rouge gorges par dizaines, migrateurs en halte profitant du lieu riche en graines et en insectes pour se refaire une santé, grives draines et musiciennes par dizaines dans les prés, observation du couple de Busard Saint Martin, et surtout les alouettes lulu, pas démotivées par le froid glacial, et qui lancent sans relâche leur pluplupluplupluplu caractéristique... Pas encore de ponte d'amphibiens dans la mare, mais des larves de libellules en grand nombre, et surtout de très grandes quantités de larves de trichoptères bonnes indicatrices de la qualité de l'eau.

Alors, l'exploitation bio: une bonne chose pour l'environnement ?
Oui si l'ion en juge par le grand nombre d'oiseaux présents malgré le froid, par la vie dans la mare, par la richesse des pâturages, déjà visible malgré la date encore précoce.

jeudi 12 mars 2009

Signes


Une tache d'un vert bien acide qui tranche avec le brun du sous-bois encore endormi... C'est le bouquet de l'hellebore verte qui refleurit déjà, un premier signe...
Sur le toit de l'étable le mâle et la femelle de chevêche se sont retrouvés, font semblant de ne pas se voir mais... second signe !
Un chant ! Une alouette qui s'égosille sous le soleil malgré le froid encore vif...troisième signe !
Et enfin... Fidèle à son mur de pierre, le Rougequeue est revenu !

L'hiver est fini...

jeudi 26 février 2009

Le Combat des Romantiques

Au bord du lac, à une dizaine de mètres tout au plus, deux élégant cygnes tuberculés s'approchent l'un de l'autre. Magnifiques, majestueux sur fond de coucher de soleil sur le lac, les ailes relevées formant comme des voiles sur le dos, parfait tableau romantique...

Oui mais... le cygne tuberculé ne relève pas ses ailes seulement pour parfaire son élégance naturelle...

Les deux oiseaux glissent sur l'eau se rapprochant lentement... Et l'un attrape le cou de l'autre, le pince cruellement avec le bec, le contraint à baisser la tête au ras de l'eau. L'autre réagit en se plaçant à coté de son agresseur, et lui assène de grands coups d'aile sur le dos... Le premier fait de même.... Les deux oiseux s'agrippent mutuellement le cou en se donnant de grands coups d'ailes, dans de grandes éclaboussures, quelques plumes volent. C'est à qui donnera les « claques » les plus violentes ! Une stratégie semble se dessiner... chaque cygne semble vouloir recouvrir l'aile de son adversaire de la sienne, et ainsi appuyer de tout son poid pour faire toucher l'eau à l'aile de son adversaire. La lutte dure quelques minutes... et les cygnes sont rejoints par deux autres individus, qui croisent à proximité, intéressés par le combat, mais qui ne s'en mêleront pas... les femelles d'après le tubercule moins protubérant à la base du bec.

Mais cela ne calme pas les adversaires. Les cous des deux lutteurs s'emmêlent, ils sifflent, les ailes claquent, les corps se rapprochent, et les ailes dépliées recouvrent la totalité des deux dos... Les deux cygnes tournent sur eux même, étroitement emmêles, les ailes battent violemment impossible de savoir quel lutteur à le dessus, les deux oiseaux forment maintenant un étrange monstre à deux tête et quatre ailes et deux cous et continuent à se battre.

La violence de l'échange augmente encore... Le bec agrippant le cou, les deux cygnes essayent de plonger la tête de l'autre sous l'eau, tandis que les coups d'ailes pleuvent. Maintenant le premier agresseur presse son flanc sur son adversaire, et lui donne des coups de patte. Cela lui permet presque de prendre pied sur le dos du plus faible qui s'enfonce un peu sous l'eau. C'est maintenant à qui parviendra à enfoncer l'autre sous l'eau à coup de pattes. en lui grimpant dessus par le flanc. Mais les coups d'ailes pleuvent toujours, et les deux adversaires restant à égalité.
C'est alors qu'une nouvelle stratégie de combat entre en œuvre: poitrine contre poitrine les deux adversaire se poussent comme deux lutteurs, presque debout sur l'eau, seul l'arrière du corps étant encore dans l'eau. Les ailes, dans l'eau pagayent pour se donner plus de force, et c'est à qui parviendra à pousser l'autre, lui grimper dessus. Les becs ne sont pas en reste, les cous s'emmêlent, et vas y que je te pince... Le premier agresseur parvient à se dresser un peu plus que l'autre, domine visiblement le combat, mais cela ne suffit pas à décourager l'autre qui revient de plus belle...

Mal lui en prend ! D'une formidable poussée, l'agresseur retourne son adversaire sur le dos... pattes en l'air, les ailes dans l'eau, le cou toujours tenu, il ne peut plus que se débattre gauchement... Au comble de l'excitation, l'agresseur lui grimpe sur le ventre, l'enfonce sous l'eau... le malheureux se débat, mais disparaît entièrement sous l'eau, maintenu solidement par l'agresseur, dont les coups d'ailes et les pattes cherchent maintenant à empêcher à tout prix au perdant de refaire surface !

C'est bon, il y a vainqueur, le combat peut s'arrêter ! Mais non... Le gagnant estime n'en avoir pas terminé. Il s'empare du cou de son adversaire maintenant réduit à des mouvement désordonnés, et le force à plonger la tête sous l'eau.... L'autre se débat désespérément, mais l'agresseur, imperturbable, noie consciencieusement son congénère... autour les deux femelles restent imperturbables... nulle idée d'intervention, d'une aide quelconque...

10 secondes sous l'eau à se débattre, puis le cygne malheureux refait surface, il cherche à fuir maintenant, mais son agresseur le retient... Et lui replonge la tête sous l'eau... Une fois... deux fois... dix fois... peu à peu le perdant l'épuise, ses mouvements se font plus lents, plus mous... et toujours l'agresseur continue à le maintenir la tête sous l'eau... inexorablement le perdant, toujours sur le dos, s'épuise, s'enfonce un peu plus... à chaque fois plus longtemps...

L'issue semble devoir être fatale... Mais l'agresseur relâche sa prise une seconde de trop... juste assez pour que le premier se retourne, son corps remonte à la surface comme un ballon... et il parvient à fuir...

Ébouriffé, trempé... et suivi de sa femelle imperturbable...

lentement il rejoint la rive, pour se remettre de ses émotions sans doute.

Et le calme retombe sur le lac, et les cygnes redeviennent les plus beaux et les plus majestueux oiseaux du monde...