SEJOURS 2016

Les séjours de l'année 2016 sont disponibles !

Cette année, je vous attends sur 11 séjours et 9 destinations ornithologiques, depuis le Massif Central forézien jusqu'à la lointaine Géorgie, ce sont plus de 250 espèces d'oiseaux qui peuvent être observés tout au long de l'année !

Il est possible de consulter la liste de ce qui a été vu durant les séjours 2015 pour vous faire une idée !

Tous les séjours sont disponibles auprès De l'agence de voyage Escursia, le détail des séjours est téléchargeable ci-contre

jeudi 26 février 2009

Le Combat des Romantiques

Au bord du lac, à une dizaine de mètres tout au plus, deux élégant cygnes tuberculés s'approchent l'un de l'autre. Magnifiques, majestueux sur fond de coucher de soleil sur le lac, les ailes relevées formant comme des voiles sur le dos, parfait tableau romantique...

Oui mais... le cygne tuberculé ne relève pas ses ailes seulement pour parfaire son élégance naturelle...

Les deux oiseaux glissent sur l'eau se rapprochant lentement... Et l'un attrape le cou de l'autre, le pince cruellement avec le bec, le contraint à baisser la tête au ras de l'eau. L'autre réagit en se plaçant à coté de son agresseur, et lui assène de grands coups d'aile sur le dos... Le premier fait de même.... Les deux oiseux s'agrippent mutuellement le cou en se donnant de grands coups d'ailes, dans de grandes éclaboussures, quelques plumes volent. C'est à qui donnera les « claques » les plus violentes ! Une stratégie semble se dessiner... chaque cygne semble vouloir recouvrir l'aile de son adversaire de la sienne, et ainsi appuyer de tout son poid pour faire toucher l'eau à l'aile de son adversaire. La lutte dure quelques minutes... et les cygnes sont rejoints par deux autres individus, qui croisent à proximité, intéressés par le combat, mais qui ne s'en mêleront pas... les femelles d'après le tubercule moins protubérant à la base du bec.

Mais cela ne calme pas les adversaires. Les cous des deux lutteurs s'emmêlent, ils sifflent, les ailes claquent, les corps se rapprochent, et les ailes dépliées recouvrent la totalité des deux dos... Les deux cygnes tournent sur eux même, étroitement emmêles, les ailes battent violemment impossible de savoir quel lutteur à le dessus, les deux oiseaux forment maintenant un étrange monstre à deux tête et quatre ailes et deux cous et continuent à se battre.

La violence de l'échange augmente encore... Le bec agrippant le cou, les deux cygnes essayent de plonger la tête de l'autre sous l'eau, tandis que les coups d'ailes pleuvent. Maintenant le premier agresseur presse son flanc sur son adversaire, et lui donne des coups de patte. Cela lui permet presque de prendre pied sur le dos du plus faible qui s'enfonce un peu sous l'eau. C'est maintenant à qui parviendra à enfoncer l'autre sous l'eau à coup de pattes. en lui grimpant dessus par le flanc. Mais les coups d'ailes pleuvent toujours, et les deux adversaires restant à égalité.
C'est alors qu'une nouvelle stratégie de combat entre en œuvre: poitrine contre poitrine les deux adversaire se poussent comme deux lutteurs, presque debout sur l'eau, seul l'arrière du corps étant encore dans l'eau. Les ailes, dans l'eau pagayent pour se donner plus de force, et c'est à qui parviendra à pousser l'autre, lui grimper dessus. Les becs ne sont pas en reste, les cous s'emmêlent, et vas y que je te pince... Le premier agresseur parvient à se dresser un peu plus que l'autre, domine visiblement le combat, mais cela ne suffit pas à décourager l'autre qui revient de plus belle...

Mal lui en prend ! D'une formidable poussée, l'agresseur retourne son adversaire sur le dos... pattes en l'air, les ailes dans l'eau, le cou toujours tenu, il ne peut plus que se débattre gauchement... Au comble de l'excitation, l'agresseur lui grimpe sur le ventre, l'enfonce sous l'eau... le malheureux se débat, mais disparaît entièrement sous l'eau, maintenu solidement par l'agresseur, dont les coups d'ailes et les pattes cherchent maintenant à empêcher à tout prix au perdant de refaire surface !

C'est bon, il y a vainqueur, le combat peut s'arrêter ! Mais non... Le gagnant estime n'en avoir pas terminé. Il s'empare du cou de son adversaire maintenant réduit à des mouvement désordonnés, et le force à plonger la tête sous l'eau.... L'autre se débat désespérément, mais l'agresseur, imperturbable, noie consciencieusement son congénère... autour les deux femelles restent imperturbables... nulle idée d'intervention, d'une aide quelconque...

10 secondes sous l'eau à se débattre, puis le cygne malheureux refait surface, il cherche à fuir maintenant, mais son agresseur le retient... Et lui replonge la tête sous l'eau... Une fois... deux fois... dix fois... peu à peu le perdant l'épuise, ses mouvements se font plus lents, plus mous... et toujours l'agresseur continue à le maintenir la tête sous l'eau... inexorablement le perdant, toujours sur le dos, s'épuise, s'enfonce un peu plus... à chaque fois plus longtemps...

L'issue semble devoir être fatale... Mais l'agresseur relâche sa prise une seconde de trop... juste assez pour que le premier se retourne, son corps remonte à la surface comme un ballon... et il parvient à fuir...

Ébouriffé, trempé... et suivi de sa femelle imperturbable...

lentement il rejoint la rive, pour se remettre de ses émotions sans doute.

Et le calme retombe sur le lac, et les cygnes redeviennent les plus beaux et les plus majestueux oiseaux du monde...

dimanche 15 février 2009

 

Le Butor étoilé, vedette incontestable du week-end
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Grande Aigrette
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Au Sud du Lac du Bourget, la réserve des Mottets, dans une ambiance romantique sombre que Lamartine n'eut sans doute pas renié !
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Ornitho au lac du Bourget...

 

Dimanche 8 Février...

Seyssel nous offrira sa première surprise avec un Canard Mandarin, blotti au milieu des chipeaux, et le chant des Bouscarles sous la neige...
Mais surtout, des dizaines de sarcelles qui s'alimentent dans la vasière, et des fuligules, des chipeaux...
Deux sympathiques ornithos locaux nous donnent un spot intéressant pour voir le Râle d'eau, du coté d'AIx les bains.. Pourquoi pas.. Après une Halte à Conjux, dans le cadre somptueux du Lac du Bourget sous le neige, 11 Garrots à Oeil d'Or sont au rendez vous. Un mâle nous gratifiera même d'une petite parade, avec cou tendu aurz de l'eau puis tête tendue vers le ciel. Plus loin ce sont les nettes rousses (encore elles ) qui sortent des roseaux... Plus d'une centaine, groupées, éclatantes dans la lumière, quel spectacle ! Et il nous apparaît maintenant évident que les Nettes du Lac du Bourget ont un plumage nettement plus éclatant que celles réfugiées en pleine ville à Genève.
Meilleure lumière ou animaux en meilleure santé quand ils sont en milieu sauvage ?

En suite, suivant les indications des ornithos locaux, nous nous rendons à Aix les Bains, ou nous avons, paraît il une chance de voir le discrêt râle...
Bingo ! C'est Odile qui le repèra le premier, puis un deuxième individu. Et nous auront tous la chance d'observer penandt de longues secondes le râle d'eau à quelques mètres, ce dernier nous gratifiant même d'une sortie en pleine lumière !

Ce jour la, Le domaine des Mottets ne recelait rien d'extraordinaire, hormis deux grèbes à cou noir, les deux seuls du séjours... Mais à l'obervatoire des Aigrettes, un peu plus loin, c'est une observation du Butor étoilé qui a conclu le séjour. Magnifique obs de l'oiseau chassant à moitié caché au sein des joncs, parfaitement mimétique, mais quze l'on a tput de même pu longume,net admirer se faufilant, toujours tête baissée au ras du sol...

deux journées trop courtes pour des milliers d'anatidés, et quelques rencontres rares, pour qui ont su faire oublier le froid et la neige !
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samedi 14 février 2009

Au Bord de l'Eau: quelques moments forts sur les grands lacs alpins


Quelques fuligules morillons parmis des centaines...
(retenue de Verbois, suiss, fev 09)

Canards chipeaux, retenue de Verbois, Suisse, fev 09

Combien d'espèces de canards sur cette seule branche ?
(retenue de Verbois, suisse, fev 09

Au Bord de l'Eau: quelques moments forts sur les grands lacs alpins




Les 7 et 8 février, nous sommes partis à 5 à la rencontre des oiseaux hivernants des grands lacs alpins. Une virée hivernale et prometteuse, mais hélas,une météo qui avait de quoi faire froid dans le dos: pluie abondantes, froid, neige annoncée à basse altitude, ce début de février n'est pas propice à la balade !
Et puis finalement, on est passé entre les gouttes, pour une sortie qui s'est révélée, certes frigorifiante, mais riches d'observations !
Au fil du Rhône entre France et Genevois, les oiseaux d'eaux sont légions, et spécialement lors de ces jours glaciaux, ou ils viennent se réfugier dans les ports, près de barrages...
Fuligules tout d'abords, par centaines à la retenue de Verbois (Suisse) ou ils n'ont pas à craindre la chasse, harles bièvres et nettes rousses, par dizaines dans les différents ports de Genève et toujours des fuligules...innombrables...

Le séjour commence par un froid vif, à l'Etournel, zone marécageuse bordant le Rhône. Bois de saules détrempés, roselières, et le Rhône, qui s'étale sur une centaine de mètres de large, avant d'aborder l'étroit défilé de l'Ecluse. Autour de nous, les montagnes ont disparues dans la brume. De temps en temps on distingue un versant couvert d'une forêt blanche de neige. Mais en bas, c'est un petit crachin glacé qui nous accueille. Tout d'abord pas grand chose à voir... Puis peu à peu, on commence à distinguer les canards... chipeaux, colverts... et trois Garrots à oeil d'or très actifs.
Plus loin ce sont les siffleurs qui nous gratifient d'une petite visite... dix, vingt... et puis finalement ce sont une cinquantaine de ces magnifiques anatidés qui daignent sortir des roseaux. Et pour finir, après le Martin-pêcheur et le Gros-bec, c'est une très inattendue Mouette Pygmée qui se laisse dériver sur le fleuve, et que l'on observera longtemps...

Après manger, à Verbois, le spectacle est hallucinant: des centaines voire un millier de fuligules morillons, milouins, autant de foulques, sans compter les canards, de toute sortes, les cygnes... Tout ce monde se presse contre le barrage insouciant des passants, des voitures... et des observateurs ! Difficile de rêver de meilleures conditions d'obs ! Des oiseaux à quelques mètres, confiants, tranquilles, qui savent bien qu'ils ne se feront pas tirer dessus ici... On en oublie l'arrière fond industriel de la centrale électrique, et la pluie froide et insistante.

Enfin, Etrange destination nature que le Centre ville de Genève, avec ses feux-rouges, ses embouteillages, ses parcmètres... Et ses harles bièvres qui se pressent par dizaines, ses Nettes Rousses, au moins une cinquantaine réfugiées dans un petit port. Et toujours des fuligules partout !
Le bouquet final, l'attaque d'un faucon pèlerin su dortoir de ramier qui provoque un envol généralisé et une panique totale chez les pigeons !

Une première journée riche en émotions qui se termine au bord du Rhône toujours, à l'hôtel de Seyssel, petit village à l'aspect un peu irréel sous la neige.

Une journée ô combien froide, mais finalement sans trop de pluie, et des observations mémorables dans les yeux !

(à suivre...)