SEJOURS 2016

Les séjours de l'année 2016 sont disponibles !

Cette année, je vous attends sur 11 séjours et 9 destinations ornithologiques, depuis le Massif Central forézien jusqu'à la lointaine Géorgie, ce sont plus de 250 espèces d'oiseaux qui peuvent être observés tout au long de l'année !

Il est possible de consulter la liste de ce qui a été vu durant les séjours 2015 pour vous faire une idée !

Tous les séjours sont disponibles auprès De l'agence de voyage Escursia, le détail des séjours est téléchargeable ci-contre

jeudi 11 novembre 2010

Les grands Lacs alpins au coeur de l'hiver

Oiseaux d'eau entre Bugey, Savoie et Genevois

 descriptif complet: jb.martineau@free.fr

du 4 au 6 février 2011


Le Lac du bourget, en hiver, romantique (beaucoup), froid (un peu) et plein d'oiseaux !

(Le lac du Bourget, l'hiver, refuge pour les hivernants)

Le butor étoilé aperçu en 2009

(Butor étoilé)



3 journées au fil du Rhône à la recherche des oiseaux hivernants blottis entre les montagnes ... Quelques beaux spectacles en perspective, avec des rassemblements immenses de fuligules, nettes, la présence des garrots, harles... sans oublier les passereaux qui peuvent être nombreux, les râles, et avec un peu de chance le discret Butor étoilé !

En remontant le fleuve de Lyon à Genève, nous entrons dans un des plus grands site d'hivernage de France, niché entre les montagnes. Je vous invite à participer à trois jours d'ornithologie relativement facile, ou il faut certes braver le froid, mais ou plusieurs milliers d'oiseaux seront au rendez-vous.

Vendredi 4 février Jour 1 Lyon / Seyssel
Au fil du Rhône. Exploration des rives du Rhône depuis les portes de Lyon jusqu'à la Savoie, à travers le Bugey. Les différentes retenues servent de refuges au canards, harles, fuligules et garrots, tandis que les rives, tantôt arborées, tantôt en friches peuvent acceuillir toutes sortes de passereaux.
Nous serons susceptibles de visiter les sites suivant, en fonction de l'actualité ornitho et de la présence des oiseaux:
  • Parc de Miribal / Jonage
  • Le Rhône à Montalieu
  • L'ile du grand Brotteau
  • le Rhône à Murs
  • La Balme
  • L'Ile aux oiseaux
  • Motz Seyssel

De sites en sites, nous arrivons en fin de journée à l'hôtel Beau Séjour à Seyssel, au bord du Rhône en fin de journée.

Samedi 5 février Jour 2: Seyssel / le léman
Entre la Suisse et la France, nous continuons à remonter le cours du Rhône à la recherche des grands sites ornithologiques lémaniques: Verbois, Fortl'Ecluse, St Gingolph ou Encore Excennevex.
Arrêts possibles à
  • Marais del 'Etournel
  • Cartigny
  • Verbois
  • Geneve
  • Excenevex
  • St Gingolph
en fonction de l'actualité ornitho de ces différents sites.

Dimanche 6 février Jour 3 Seyssel / aix les bains
Le Lac du Bourget.
L'ornithologie au Lac du Bourget recèle souvent de belles surprises: Nettes rousses en grand nombre, laridés, butor... Dans le cadre unique du plus grand lac français.

Observations autour du lac
  • Domaine des Mottets
  • observatoire
  • Petit Port
  • grand Port et Jetée, arrière du grand port.
  • Conjux

fin du séjour vers 18h le dimanche.


Grande aigrette
(Grande aigrette)

LA BASSE VALLEE DU DOUBS

Le royaume des guêpiers

descriptif complet: cliquer ici

Les 9 et 10 juillet 2011

Lézard des souches
                                                         
héron pourpré
Un petit coin de nature discret, préservé et peu connu, la basse vallée du Doubs, au confins de la Bourgogne et du Jura, ou le doubs généreux coule en méandres lents... Rivière bordée de falaises de sables, ilots de graviers, forêt alluviales, étangs... Tout ce qu'il faut pour accueillir une faune variée et spectaculaire !
Ici le guêpier est roi ! Omniprésent, il n'est guère d'instant ou il n'égaye le cliel de ses bvols chatoyants ! Mais on y trouvera aussi de nombreux autres oiseaux, hérons pourprés et aigrettes, œdicnèmes ou gravelots, busard des roseaux et cendrés, sans oublier l'omniprésente fauvette babillarde ! Un petit coin de nature qu'il ne faut pas hésiter à explorer pour débusquer la Gorge-bleue, ou découvrir les incroyables couleurs des multiples espèces de libellules qui vivent ici.
Au total, ce sont encore plus de 75 espèce d'oiseaux qui peuvent être vues en ce début juillet.

Rendez vous à l'Hôtel Beau Rivage, à Charrette-Varennes le 9 juillet à partir de 8h30.


JOUR 1 : 9 juillet, à partir de 8h30
Accueil a l'hôtel, et départ pour la Basse vallée du Doubs

Juste derrière l'hôtel coule le Doubs. Nous partons a pied, a travers les buissons qui bordent la rivière, pour débusquer les passereaux, nombreux a y trouver lrefuge : Fauvette babillarde, rouge-queue à front blanc, grives... Et au détour d'un bosquet, des bras morts de rivière abritent une importante population de libellules que nous pouvons observer à loisir.

Casse-croûte à midi

Visite du site de Petit Noir. Dans une ancienne boucle du doubs, désormais séparée de la rivière, un grand nombre d'oiseaux ont trouvé refuge. Région de bocage préservée, c'est un site idéal pour l'observation du faucon hobereau, Torcol fourmiller, pie-grièche écorcheur, tandis que le busard cendré niche dans les cultures alentours .Nous passons une grosse partie de la journée sur ce vaste site, ou les rencontres peuvent être nombreuses: hérons, passereaux paludicoles, limicoles...


JOUR 2 10 JUILLET
La journée est consacrée a la découverte du la rivière Doubs, et des espèces qui nichent sur ses rives: hirondelles, guêpiers, œdicnèmes, gravelots, hérons... Une journée au cours de laquelle nous visiterons de nombreux sites: étangs, plages de graviers, falaises sableuses, bocage etc.

casse croûte à midi.

L'après midi, en s'éloignant un peu de la rivière, nous trouvons les sites à Busard cendré, et de magnifiques étangs bordés de roselière ou se cache une faune importante : canards, busard des roseaux...

Hébergement au village de Chaussin, hôtel de campagne, en demi pension, 1 nuit.

Fin du séjour le 10 juillet vers 18h

Autour des Pics, en forêt de Tronçais

 descriptif complet: cliquer ici


Du 1 au 3 avril 2011


étang de la forêt de Tronçais

étang de la Forêt de Tronçais





Pic épeiche



Trois journées consacrées au six espèces de pics de la « plus belle chênaie de France »,  et plus généralement aux oiseaux de la forêt de Tronçais.
Pour ce séjour nos longeons dans une hostellerie de campagne installée dans un manoir au coeur même de la forêt de Tronçais.
Au programme, un maximum d'espèces de pics, a la période ou ils se montrent le plus, mais aussi toute la foule des oiseaux migrateurs de retour d'Afrique et en route pour l'Europe du nord. Mais c'est aussi l'occasion de découvrir les arbres classés de cette forêt remarquable, la grande faune au petit matin...
La recherche des pics est rendu plus facile à cette période précise de part leur activité débordante pas encore trop cachée par les feuilles d'arbre !

Vendredi 1 avril

Rendez vous à 8 h 00 à l'hôtel-restaurant « le Tronçais » à Saint Bonnet-Tronçais.
Petit déjeuner, présentation du séjour et départ.
Matinée consacrée à l'exploration de la forêt de Tronçais, à la recherche des différentes espèces de pics. Passages auprès de certains des plus grands chênes de la forêt, avec toujours la possibilité de rencontrer l'abondante faune (cerf, sangliers...)

Repas à l'auberge de Tronçais

après midi consacrée à l'exploration des étangs de la forêt et de leurs abords.
En cette période de migrations, possibilité de rencontrer de nombreuses espèces rares, comme la Cigogne noire ou le balbuzard, mais aussi les premières huppes...

retour à l'hôtel vers 18 h

En soirée; possibilité d'aller à l'écoute des batraciens ou des oiseaux de nuit

Samedi 2 avril

Comme hier, matinée consacrée à l'exploration de la forêt de Tronçais, à la recherche des différentes espèces de pics. A travers les différentes parcelles, nous recherchons pas moins de 6 espèces de pics: noir, vert, cendré, épeiche, épeichette et mar !

Pique-nique en forêt

balade dans le bocage bourbonnais, avec possibilité de rencontrer la Huppe fasciée voire l'Aigle botté, mais aussi l'occasion de visiter les plus beaux villages du bourbonnais


dimanche 3 avril

Nous partons explorer les parcelles favorables aux espèces de pics qui auront échappées à nos explorations précédentes... Egalement une nouvelle possibilité de rencontre les autres espèces forestières: loriots, pouillots siffleur, fitis ou de Bonelli...

Et puis nous nous rendons dans la réserve naturelle du val d'Allier pour finir le séjour sur une note une peu différente, ou arrivent les premières cigognes blanches, sternes, gravelots...

Pique-nique dans la réserve.




fin du séjour vers 17 h.



Le travail du Pic noir

VOYAGE NATURALISTE EN BAIE DE SOMME

22 au 25 septembre 2011

descriptif complet: jb.martineau@free.fr



dépaysement tranquille en Baie de somme      

 

                                                              fulmars boréaux


Le 23 septembre 2011, la Baie de Somme verra sa marée d'équinoxe de septembre. Un moment exceptionnel dans la vie de la baie puisque c'est une des rares fois de l'année ou la mer la remplit entièrement... Pour les oiseaux c'est un moment fort, au cœur de la migration d'automne.
La grande marée deviens alors l'occasion d'observation exceptionnelles, les oiseaux se regroupant sur les rares bouts de plages encore accessibles à marée haute, parfois aux pieds des observateurs...


Jeudi 22
Installation à l'hôtel pour le diner,
installation dans les chambres et repas
Le logement à l'Auberge de la Dune se situe à Saint Firmin, un petit village à proximité du Crotoy.

Vendredi 23

Nous partons tôt en matinée pour la pointe nord de la Baie, à la rencontre de la marée montante, pour le spectacle des oiseaux lors des grandes marées. Sur le banc de l'Ilette, au moment ou la mer est la plus haute, nous restons isolé du monde avec avec pour tout décor la mer et les oiseaux... et sans doute quelques ornithologues! Car nombreux sont les oiseaux qui se massent sur le rivage à cet endroit pour échapper aux vagues: limicoles, tadornes, eiders, harles et macreuses peuvent être observés, peut être un plongeon ou un petit pingouin, ou quelque labbe en maraude. Sans oublier cigognes, oies, aigrettes...

repas tiré du sac à midi sur la dune, à prévoir

Pour finir la journée, nous allons visiter la Dune de la Maye, importante zone de passage pour les passereaux migrateurs: linottes, pouillots, gros-becs ou bouvreuil, mais aussi fauvettes et grives sont parfois très abondantes avec toujours la possibilité d'observer la rare Locustelle tachetée.

retour au gîte vers 18 h 00

Samedi 24

Nous partons pour pour l'extrémité sud de la baie, dans le minuscule port du Hourdel aux accents de bout du monde, entourée d'immensités sableuses... La nous pouvons rechercher la pus grande colonie de phoques de France, les Veaux marins qui avaient failli disparaître suite aux persécutions dont ils étaient objet, mais qui jouissent aujourd'hui d'une protection totale et participent à l'image de marque de la baie.
Nous pouvons les admirer se prélassant sur les bancs de sable, ou risquant une tête hors de l'eau dans le chenal d'accès.
Sans oublier les immenses rassemblements de laridés (mouettes, sternes, goélands) qui profitent des bancs de sable isolés pour se reposer.
A midi nous mangeons dans une auberge de campagne.

L'après midi nous complètons notre tour de la Baie par une visite de quelques sites originaux: marais de Noyelle, des mollières de saint valéry ou de la vallée de la Somme... Espaces peu connus qui ont pourtant une grande importance pour la migration des oiseaux aussi bien que pour la nidification (Cigogne, Locustelle, Phragmites, Gorgebleues...)

Le retour au gîte est prévu pour 18h00 environ.

Dimanche 25

Nous partons tôt en matinée pour le sud de la Baie, vers la station balnéaire d'Ault-Onival.
La nous allons à la rencontre des dernières falaises du Pays de Caux, qui laissent ici la place aux étendues rases des polders de la Baie.
Au cours d'une balade au pied des falaises, nous admirons le processus d'érosion, la formation des silex et des galets, mais surtout les habitants rupestres: goélands, cormorans, choucas, et peut être les pétrels fulmars, ainsi que le faucon pèlerin revenu fréquenter ce milieu après 50 années d'absence.

Après un passage au Bois De Cise, village classé où Victor Hugo se rendit en villégiature, nous revenons à Ault par le haut de la falaise.

A midi, nous mangeons à Cayeux, dans un bistrot du front de mer.

L'après midi, nous nous rendons à Cayeux, ou commence le Hâble d'Ault, immense zone de polders, patûrages simplement séparés de la mer par un long cordon de galets. Dans cette réserve naturelle, limicoles, canards, et autres passereaux migrateurs se laissent aisément observer. Quelques espèces de plantes rarissimes y sont à découvrir.

Fin du séjour vers 18 h 00.

vendredi 24 septembre 2010

Ephéméride

Il y a longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles. Voici donc un petit bilan des sorties de l'année 2010,  pour me faire pardonner. Et en attendant le programme 2011, et les quelques nouveautés encore sur le feu... Tout sera prêt d'ici le 15 octobre, j'espère !


Janvier
Sortie dans le brouillard... On ne voit pas a 50m, tout est blanc, glacé... Et pourtant, un à un ils sortirons... Plongeon imbrin d'abord, puis le catmarin... un peu plus tard sur l'étang voisin, c'est les fuligules nyrocas, milouinans, et puis la rare Harelde boréale... Autre étang, autre faune: survolant les huttes de castors et les rassemblements de nettes rousses, une mouette pygmée surgit de la brume et inspecte la surface de l'eau à la recherche de quelque débris comestible... Encore d'autres apparitions qui sortent de la brume comme des fantômes: Harle bièvre, Harle piette, Garrot à oeil d'or...

Un Plongeon dans le brouillard


Et où toutes ces raretés ? Près de Lyon, une base de loisirs qui revêtait ce jour la un caractère fantastique, et qui par grand froid accueille beaucoup, beaucoup d'oiseaux, et pas mal de raretés !

Février
Des milliers de canards, et parmi ceux si, des centaines de canards siffleurs, et parmi ceux ci, un rarissime siffleur américain... Enfin, d'après les informations... Recherches vaines. Ca ne marche pas à tous les coups. Mais peut importe, l'Ecopole du Forez en hiver c'est toujours de grands moments d'émotions, et cette fois ci il y avait tout de même trois Oies rieuses qui ont fui leurs toundra glacées pour passer l'hiver sous des cieux un peu plus cléments.

L'Ecopole en hiver

Mars
La grande marée en Baie de Somme. Moment intense, ou l'on fit cœur avec les éléments, qui ce jour la se montrent dans leur intensité et leur puissance fabuleuse... Spectacle étonnant de 5000 macreuses  en migration au dessus de l'océan, tandis que les premiers gorgebleues entonnent leur chants. Quelques cigognes nichent déjà, mais les cygnes chanteurs s'attardent encore. Les linottes sont omniprésentes mais l'on ne peut pas en dire autant des hirondelles qui peinent a arriver par ce printemps froid.
Et puis les habituels résidents, nicheurs ou de passage: hordes de bécasseaux de toutes sortes, dérangés par le passage du faucon pèlerin, huitriers et chevaliers, tadornes et canards pilets, fulmars boréaux et sternes caugeks sans oublier les phoques vautrés sur les bancs de sable, et qui se semblent accablés de chaleur tandis que l'on grelotte dans le vent !
Et, au loin... inattendus si loin des Alpes... quelques mouflons.

La Baie de Somme sous l'orage

Rouleaux du hâble d'Ault

Marée basse


Comme a chaque fois, en quelques jours, ce sont plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux qui seront observées, dont ce superbe Grand Labbe, qui, abandonnant pour une fois le grand large, passe au dessus de la dune, a quelques mètres des observateurs, les inspectant de son air sévère et son oeil fixe.


Avril
La foret de Tronçais abritent quelques arbres remarquables, et dans ces arbres logent les pics... Quel festival !! Pic mar, épeiche, épeichette, noir, vert qui se poursuivent dans les frondaisons a cette saison des amours. Des cris de tous les cotés et finalement l'accouplement rare et en direct du pic noir a quelques mètres des observateurs !



Le chêne Sully

Forêt de Tronçais


Sans oublier l'aigle botté qui daigne faire une courte apparition, les tadornes de belon très inattendues en ce lieu et le cortège des petits oiseaux des bois, dont le roitelet triple bandeau fut l'ambassadeur ce week-end la, en se laissant longuement observer.

Lathrée pourpre


Mai
plein les yeux en Camargue avec encore une fois plus d'une centaine d'espèces observées en deux jours.
Bien sur il y a les flamants omniprésents et si spectaculaires, mais de sansouires en marais salant, beaucoup d'oiseaux font leur halte dans ce milieu si particulier et si menaçé, que ce soit pour se préparer a nicher, ou pour reprendre des forces dans leur migration. Bécsseaux minutes, cocorli, maubèches et varaibles, sternes naines pierregarin, caugeks et caspiennes, pies-grièches à tête rousse, coucou-geai, Glaréoles à collier, ibis falcinelles, hérons, aigrettes, guèpiers... la liste est longue ! Tandis que tous le sud de la France subit les aussaut d'une vague de froid tardive, les observateurs tout comme la pie-grièche à tête rousse regardent inquiet les lourds nuages noirs qui couvrent la Camargue. L'Aigrette des récifs a froid... Mais qu'est ce qui lui a pris de partir d'Afrique !

Sur la Digue à la Mer
Gravelots à collier Interrompus
Le grand spectacle camarguais

Bécasseaux maubèches, Sternes naines et pierregarin
Goéland railleur

Juin
Chaleur, lourde. Du mal a avancer. Les oiseaux sont cachés, bien a l'abri derrière les frondaisons. On recherche la fraîcheur des grands chênes qui dépassent de la haie du bocage roannais. La Huppe nous survole, silencieuse, elle aussi accablée de chaleur, le pic épeichette au frais sous les feuilles nous signale sa présence et ne se montre pas. La chaleur accablante écrase tout. La surface de l'Etang est immobile lisse comme un miroir, hérons, foulques et grèbes dorment.

Gorges de la Loire


Tout à coup, une onde légère trouble la surface de l'eau. Une forme minuscule qui se déplace lentement, créant un sillon léger. Juste une tête, minuscule et ovale: une couleuvre à collier traverse le plan d'eau vert. Elle s'approche de nous, bientôt on distingue le corps ondoyant sous l'eau du serpent qui s'approche de nous lentement, dans un silence total. Quelques minutes plus tard elle aborde la rive, le temps de se laisser admirer un instant et elle disparait entre les herbes... Et l'orage éclate enfin, libérant des trombes d'eau qui réveillent les courlis cendrés qui nous tournent autour en lançant leur grand cri mélancolique tandis que l'on court vers un abri...

Calioptéryx vierge


Juillet
Des guêpiers, encore des guêpiers, toujours des guêpiers qui pendant deux journées nous tournent autour, nous régalent de leurs couleurs vives, et de leurs acrobaties. Le Doubs coule en méandres larges aux confins de la Bourgogne et du Jura, laissant apparaître de belles iles de gravier que les Petits Gravelots et les Chevaliers cublancs ont investis.
Plus de 70 espèces observées sur quelques kilomètres de rives, en ce début de Juillet ou les oiseaux sont supposés être discrets, du grand spectacle orchestrée par une foule emplumée, depuis le brillant Rouge-queue-à front blanc, jusqu'au Héron pourpré discret mais omniprésent, sans oublier les fauvettes babillardes, les bihoreaux, les busards cendrés, et tant d'autres...

Tournesols de la Basse Vallée du Doubs

Lézard des souches

mardi 15 juin 2010

Un Impromptu dans le Jura

Les 14 et 15 juillet prochain, venez découvrir les gravières et les méandres de la basse-vallée du Doubs.
Dans un pays d'étangs et de bocage, traversé par une rivières encore sauvage, entre bras morts et plages de graviers, étend un petit paradis pour les oiseaux que je vous invite a découvrir les 14 et 15 juillet prochain.

Une balade au fil de l'eau à la recherche des hérons pourprés, bihoreaux, à l'écoute des dernières fauvettes babillardes, pour observer guêpiers, gravelots, sternes et œdicnèmes et peut être le discret Gorgebleue à miroir.

(héron cendré, ardea cinerea)

Et puis, après une journée de pause, le vendredi 16, ou je ne suis pas disponible, je vous propose de vous retrouver les 17 et 18 juillet pour deux jours dans les hauteurs du Jura, le Crêt de la Neige pour une balade à la rencontre des oiseaux de montagne et des orchidées, ainsi que les gorges de l'Ain ou niche me premier couple français d'eider à duvet.

(ophrys sp.)

Le logement se fera en hôtel, et en demi pension, le déplacement par co-voiturage.
Les 14 et 15 juillets prochains nous serons à  Chaussin, Jura près de Dôle et les 17 et 18 juillet, a Oxonnax, dans le département de l'Ain.


Pour participer à l'une ou l'autre de ces deux sorties, ou les deux, contactez moi vite ! Descriptif complet et tarif sur demande.
jb.martineau@free.fr


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samedi 17 avril 2010

Voyage ornithologique, pour la grande marée de printemps.

En Baie de Somme, du 26 au 31 mars.


106 espèces observées en quelques jours, un de ces moments magiques ou les derniers garrots à œil d'or, les derniers cygnes chanteurs rencontrent les premières hirondelles et les premiers Gorgebleues.

Beaucoup de moments forts lors de ce voyage à travers ce qui reste pour moi le plus beau des hauts lieu de l'ornithologie en France.

D'abord, en guise de mise en bouche, une balade au pied des falaises d'Ault s'impose. Les Fulmars boréaux sont omniprésents, qui inspectent les corniches dans l'espoir d'une future nidification. Vols glissés en direction des falaises, manœuvres acrobatique pour un atterrissage difficile sur une étroite corniche... la plupart du temps un échec, et l'oiseau retombe dans le vide, bon pour une nouvelle tentative. Les Fulmars sont malgré tout de remarquables voiliers qui surfent au ras des vagues sans un battement d'ailes.

Fumars boréaux (Fulmarus glacialis) dans les falaises d'Ault

Dans les vagues, quelques harles huppés s'attardent encore tandis qu'au loin passent les Fous de Bassan, ou quelques macreuses.

Passage rapide du faucon pèlerin.

Ensuite, le Hâble d'Ault, ou une multitude d'oiseaux viennent se reposer. Canards de toutes espèces, sarcelles d'été et d'hiver, tadornes et goélands, mais aussi trois bernaches nonnettes qui broutent tranquillement sur un îlot.
Les limicoles encore discrets sont représentés par quelques Chevaliers gambettes, les petits Gravelots, mais surtout les Avocettes élégantes qui ponctuent le marais de virgules noires et blanches.

Les galets du hâble d'Ault

Plus loin dans la baie, surprise: les Gorgebleues sont déjà la. Les chanteurs bravent le vent pour chanter, déjà bien en évidence, exhibant leurs plastrons bleus. Au Hourdel, ce sont les phoques qui attirent l'attention. Les veaux-marins jouent dans l'eau, cabrioles a deux non loin des observateurs: chandelles, sauts, rondes... ça sent le printemps.
Au nord, l'immensité sableuse accueille des limicoles bien entendu: pluviers argentés, bécasseaux varaibles te maubèches, Grands Gravelots, Gravelots à collier interrompu... mais aussi des anatidés: tadornes évidemment, mais aussi canards souchet et pilet.

A Pinchefalise, la cigogne niche déjà, tandis que les innombrables pipits farlouses continuent leur migration. Au cœur d'une troupe de bergeronnette grise, la première printanière. Les spatules blanches se rassemblent dans une pièce d'eau pour passer la nuit. La Bouscarle elle, a survécu aux rigueurs hivernales et chante, accompagnée par les premières phragmites des joncs qui n'hésitent pas à se montrer.

Les chevaux de Pinchefalise

Mais c'est au moment de la grande marée que le spectacle atteint son apogée... Le parcours à travers les dunes nous permet d'apercevoir 2 cygnes chanteurs dans le parc du Marquenterre, ainsi que quelques garrots à œil d'or en route vers le nord. Mais Sur le banc de l'Ilette vont défiler 44 bernaches cravant en migration, 756 huitriers pies comptés, toujours en migration, et surtout 15000 macreuses, surtout noirs mais avec quelques brunes ! . mais aussi deux faucons pélerins un fauson émerillon, 35 canards pilet... Et, cerise sur le gâteau,le vol nonchalant d'un Grand Labbe qui passe, curieux, a quelques mètres des observateurs !

En attendant la grande marée

En tout 108 espèces observés en quatre jours, une météo un peu difficile, mais sans pluie, et de l'air beaucoup d'air, et des paysages...

 Le soleil... capricieux.


mercredi 3 mars 2010

Séjours LPO 2010

Les séjours LPO 2010 sont désormais parus. 

Vous pouvez télécharger ici même les fiches descriptives des cinq séjours ligériens que j'anime, ainsi que la fiche récaptulative de l'ensemble des séjours LPO partout en France.

Séjours LPO Loire: Forez, Pilat Roannais, entre entre fleuve et montagne, cinq séjours pour découvrir les oiseaux à son rythme, à son niveau.



Changez d'Air Avec les oiseaux
A la date qui vous convient, en fonction de mes disponibilités. 

Le temps d'un week-end, loin du quotidien, avec les oiseaux du Haut-Forez...
Toute l'année, votre guide LPO, vous emmène à la rencontre des oiseaux : migrateurs, hivernants ou nicheurs, des étangs de la plaine, jusqu'aux altitudes dénudées des Hautes-Chaumes. Le massif du Forez présente toute l'année une étonnante variété d'espèces, du méridional Guêpier jusqu'au Venturon montagnard, véritable invitation à la contemplation.
Le soir, après vous être installés dans une belle demeure en pierre située au cœur du village médiéval de Marols, vous dégusterez le dîner servi en toute convivialité à la table d’hôte.



La fiche en pdf

De Collines en Méandres
Les 24 et 25 avril
Les 3 et 4 juillet
Les 18 et 19 septembre


Aux confins du Bourbonnais, du Beaujolais, et du Forez, le Roannais offre à la découverte et à la balade ses douces collines, ses forêts et son bocage préservé.
La Loire, après les somptueuses gorges de Villerest, prend peu à peu l’aspect majestueux d’un fleuve de plaine. Ici se côtoient l’aigrette et l’alouette lulu, les rares Pies-grièches à tête rousse, le guêpier (absents en septembre), la huppe et le Pic mar, sous le regard du très discret Aigle botté. Deux journées pour se laisser captiver par la douceur du pays roannais, son patrimoine exceptionnel, sa gastronomie réputée, mais surtout l’abondante avifaune de ce secteur majeur de la nature ligérienne.

 

La fiche en pdf


 Les oiseaux du Parc Naturel Régional du Pilat
1 et 2  mai
29 et 30 mai
19 et 20 juin

Le temps d'un week-end, changez d’air dans la nature du Pilat...
Tout le printemps, votre guide LPO, vous emmène à la rencontre des oiseaux du Parc naturel régional du Pilat. Depuis les paysages marqués par le relief escarpé jusqu'aux coteaux du Rhône à l'aspect méridional, des lourdes fermes de schiste aux vergers ensoleillés vous partez à la rencontre des oiseaux dans leurs milieux. Un pays bigarré et riche de paysages, de patrimoine, de savoirs-faire et de légendes...  Nature et culture, Homme et Oiseau se croisent en harmonie, loin du quotidien, à la recherche d’une faune et d’une flore, riches et variées.

La fiche en pdf

Au Service de la Nature
du 13 au 16 mai

Invitez-vous dans l’intimité des oiseaux, découvrez leurs secrets, débusquez la rareté... Avec un ornithologue confirmé, prêt à partager expérience et « trucs », initiez-vous à l’ornithologie de terrain. Au cours de deux journées consacrées à l'apprentissage, vous découvrez l'observation et l'identification. Le Forez, depuis les landes d’altitude jusqu’aux bords de Loire, sera votre territoire de séduction et d’apprentissage. Accueillis dans un gîte rural de caractère (Refuge LPO) et accompagné par un guide naturaliste LPO, vous vivrez une formation ludique et active. Le troisième jour, vous vous engagerez concrètement dans une action de préservation de l'environnement en participant une mission pour la LPO Loire.

La fiche en pdf

Sur la Route des Oiseaux
10 au 12 septembre
15 au 17 octobre

Les yeux pleins d’oiseaux…, à l’automne, la migration bat son plein ! Dans le Forez, le Col de Baracuchet est suivi par les ornithologues de la LPO, qui vous accueillent avec plaisir et passion. Chaque automne, 300 000 oiseaux sont dénombrés et identifiés.
Suivre la migration est une activité qui peut paraître déroutante : Comment faire pour différencier tous ces oiseaux, les compter, les identifier ? Mais peu à peu, vous commencerez à y voir plus clair et vous apprendrez à discerner les caractères distinctifs invisibles jusqu'alors. Les grands planeurs : rapaces, Cigognes noires et peut-être Grues cendrées constitueront le clou du spectacle !



La fiche en pdf

samedi 12 décembre 2009

La Pie Grièche et le Polissoir

(sortie LPO Loire du 6 décembre 2009)



(pie grièche grise - Lanius Excubitor; Gabriel Rasson www.Oiseaux.net)

Une sortie hivernale, sur la plateau de Saint-Bonnet-le-Chateau, dans les Monts du Forez, c'est une plongée dans un paysage de décembre, tout en nuance de gris et de beige, seulement coupé du vert sombre des conifères. Végétation endormie, grisaille du ciel, herbes sèches et brunies.
Alors le rouge vif des sorbiers surchargés de fruits attire l'oeil immédiatement..
En fait les couleurs sont partout.  C'est le magenta de la bande de bouvreuils qui s'affairent dans les sorbiers... Puis les éclats de jaune et de brun chaud qui parsèment une épine noire: une bande de braunts jaunes... La pie-grièche grise immobile au sommet d'un pain nous offre son contrste clair, tandis que plsu loin, les chardonrets en bande paillonnent de jaune et de rouge... Ajoutons quelques verdiers, deux ou trois mésanges, le vet acide des tarins et des becs-croisés, ou le bleu de la tête du faucon crécerelle qui semble éclatant devant les nuées grises.


(Bouvreuil pivoine - Pyrrhula pyrrulha;  Robert Heindrick www.oiseaux.net)


La campagne  reprend vie...

Et le polissoir dans tout ça ?

Il fallait connaître un certain chemin forestier, avoir l'idée d'y cheminer pour, arriver en une certaine clairière, balayer les feuilles mortes et découvrir, a même le sol, une dalle de granit creusée de curieux trous: le polissoir d'Usson a été utilisé il y a 10 000 ans, on y reconnait les "sabots", ou l'on façonnait les points de lance, les trous d'eau ou elles étaient mises à tremper, pas moins d'une dizaine de traces qui témoignent de la présence d'une activité humaine multimillénaire...

Rien à voir avec les oiseaux, mais ça aurait été dommage de passer à coté...?